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Un matin

 
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet    A vos plumes ! Index du Forum -> Plumes d'écrits -> Petits textes sans conséquences
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wiliam
Administrateur


Inscrit le: 01 Juin 2007
Messages: 3 302

MessagePosté le: 07/11/2008 09:32:12    Sujet du message: Un matin Répondre en citant

Le soleil tapait déjà fort dans le parc, pressé de sécher la rosée des fleurs blafardes. L'homme gisait sur le dos, dans l'herbe humide, aussi statique que les grandes statues de métal qui l'entouraient. Ramassés sur eux-mêmes, les monstres d'acier et d'aluminium scrutaient la scène, méfiants et attentifs à ne pas troubler le silence environnant. Même les oiseaux du matin gardaient leurs distances, et ce n'est que très loin qu'on entendait leurs chants enjoués.
Dans son costume blême, l'homme portait encore une expression d'effroi sur le visage. Les cheveux roux en désordre faisaient une grosse tache carotte qui détonait dans la scène toute en nuances de verts et de blancs. La main droite était crispée sur le ventre couvert de vieux sang séché et de bile sombre, tandis que l'autre libre et raidie était écrasée sur le gazon.
L'inspecteur Grévy se tenait accroupi à côté du cadavre, l'air songeur. Debout à ses côtés, le brigadier Doumer consultait un carnet :
-- Albert Lebrun, cinquante et un ans, antiquaire, marié, sans enfants. Sa femme Catherine passe le week-end à Honfleur.
-- Seule ? interrogea Grévy.
-- Ça compte, le chien ?
L'inspecteur souleva un pan de la veste du mort.
-- Vous avez remarqué le costume ?
-- Non, qu'est-ce qu'il a de spécial ?
-- C'est un Gianfanco Ferre.
-- Ah... Et alors ?
-- J'ai toujours rêvé d'en avoir un comme ça, compléta Grévy plus pour lui-même qu'à l'intention du brigadier... Regardez-moi la coupe. Et la doublure... Nom de dieu, ça c'est de la finition !
-- Je note ça, chef ?
Grévy jeta un regard réprobateur à son jeune collègue :
-- J'espère que vous plaisantez, Doumer.
-- Désolé... Qu'est-ce que je marque pour la cause du décès ?
La question était inutile, vu le manche de poignard qui sortait du bas-ventre ensanglanté de la victime. L'inspecteur cherchait à reconstituer la chronologie des évènements :
-- Bon, apparemment, l'assassin a saisi ce pauvre gars par la nuque - regardez les traces sur la peau, puis il a dû l'empoigner par le col de sa chemise...
Il chercha l'étiquette sur le revers du tissu :
-- Une chemise Diesel...
-- Oui ?
-- ... Les coutures ont à peine bronché ! Et le fil de coton n'est pas du tout abîmé ! Bon dieu, quelle qualité quand même !
Le jeune brigadier réprima un soupir. Il regarda au loin. Des policiers déambulaient deux par deux dans les allées désertes pour refouler les curieux qui auraient voulu approcher. Mais les badauds étaient aux fenêtres des petits immeubles qui bordaient le parc. Etant donné la distance, Doumer n'entendait rien des discussions qui allaient bon train. Reprenant son carnet, il décida de consigner tout ce que lui dirait l'inspecteur, que ce soit en rapport ou non avec le crime. Une remarque ironique lui brûlait les lèvres, mais l'inspecteur n'était pas grand amateur de vannes.
-- Et sa ceinture... du lézard, poursuivait Grévy. Ah non, du vrai crocodile ! De la maroquinerie italienne, comme le reste.
-- "Du croco à la taille", reprit Doumer en notant scrupuleusement chaque mot de son supérieur.
-- La montre a disparu.
-- Il n'en portait peut-être pas, suggéra le brigadier.
-- Si : regardez la marque de bronzage sur le poignet gauche. Et la marque sur la peau. Il portait sa montre cette nuit avant de mourir.
Doumer fut surpris par cette déduction intelligente perdue au milieu de considérations vestimentaires dignes d'un monomaniaque. Considérations qui reprirent d'ailleurs bien vite...
-- Je parie que les chaussures sont des Berluti. Nom de dieu, c'est quand même triste !
Un court instant, le brigadier crut que Grévy versait dans le sentimentalisme...
-- ... foutre en l'air un costume de ce prix-là. C'est vraiment con.
-- Deux "t" à Berluti, chef ?
Ce dernier ignora la question. Il venait de trouver dans la poche du pantalon un petit papier arraché à un carnet à spirales. Il le déplia et déchiffra les phrases en majuscules.
-- Tenez, mettez ça au dossier.
Curieux, le jeune brigadier lut à son tour la page griffonnée que lui passait son patron. Sur le recto, une suite de lettres et de chiffres :

(... à suivre)
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"La réalité, c'est ce qui ne s'en va pas lorsqu'on cesse d'y croire...", Philip K. Dick
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MessagePosté le: 07/11/2008 09:32:12    Sujet du message: Publicité

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Khéops
Plume de Simurgh


Inscrit le: 06 Juin 2007
Messages: 5 594

MessagePosté le: 07/11/2008 10:34:46    Sujet du message: Un matin Répondre en citant

Zut ! Juste avant qu'on ne lise le papier ! Mad

Je suis happée, j'attends la suite ...
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http://gcm-ecriture.com
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EmmaBovary
Modérateur


Inscrit le: 05 Oct 2007
Messages: 3 202

MessagePosté le: 07/11/2008 13:38:02    Sujet du message: Un matin Répondre en citant

Moi aussi!
(ça coule, ça se lit bien...)
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"Mais si vous n’avez pas envie de vous casser le cul, ce n’est pas la peine de vous imaginer que vous écrirez bien un jour ; contentez-vous de la compétence que vous avez et réjouissez-vous de pouvoir au moins compter dessus."
Stephen King
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Guylou
Administrateur


Inscrit le: 01 Juin 2007
Messages: 4 691

MessagePosté le: 07/11/2008 18:59:29    Sujet du message: Un matin Répondre en citant

Moi itou ! Pourquoi dans "petits textes sans conséquences", cher co-admin ?
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Avant le jour de sa mort, personne ne sait exactement son courage... Jean Anouilh
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wiliam
Administrateur


Inscrit le: 01 Juin 2007
Messages: 3 302

MessagePosté le: 07/11/2008 20:58:28    Sujet du message: Un matin Répondre en citant

Merci mesdames. Je respecterai la règle en postant la suite (et fin) jeudi prochain.

Dans les PTSC parce qu'il ne s'agit que d'un petit exercice (dont je vous donnerai les contraintes a posteriori) sans prétention et surtout, sans volonté d'être travaillé. Malgré tout, bien sûr, si certaines choses vous font vraiment tiquer, je suis preneur !
A le relire, je me dis que les deux personnages principaux pourraient être intéressants à ré-exploiter Smile
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frehelle
Modérateur


Inscrit le: 06 Juin 2007
Messages: 2 013

MessagePosté le: 07/11/2008 21:12:58    Sujet du message: Un matin Répondre en citant

pas mieux que les dames ci-dessus. J'aime beaucoup les considérations vestimentaires... Avoue que c'est autobiographique, hein... T'as toujours rêvé d'un costume gianfranco ferré, je le savais. Mr. Green
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http://besoindunortho.blogspot.com
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tobermory
Administrateur


Inscrit le: 06 Juin 2007
Messages: 7 202

MessagePosté le: 07/11/2008 21:51:21    Sujet du message: Un matin Répondre en citant

L'atmosphère est bien posée au début et la scène est vivante.
seule remarque:

"Curieux, le jeune brigadier lut à son tour la page griffonnée que lui passait son patron" : je supprimerais "que lui passait son patron" qui me parait superlu puisqu'on a juste avant la réplique "Tenez, mettez ça au dossier" Mais comme je suis un maniaque du "ça me parait superflu", ma remarque n'est peut-être pas pertinente...

Les contraintes, laisse-moi deviner : il fallait caser les noms de 3 présidents de la 3ème république ? Mr. Green ,
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Le monde ne mourra jamais par manque de merveilles mais uniquement par manque d’émerveillement (G. K. Chesterton)
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wiliam
Administrateur


Inscrit le: 01 Juin 2007
Messages: 3 302

MessagePosté le: 07/11/2008 22:35:07    Sujet du message: Un matin Répondre en citant

tobermory a écrit:
je supprimerais "que lui passait son patron" qui me parait superlu puisqu'on a juste avant la réplique "Tenez, mettez ça au dossier"


Crois-moi, crois-moi pas : je me suis dit exactement la même chose en recopiant le texte ici ! Je couperai donc !

Et pour les contraintes, non, ce n'est pas ça (c'est moi qui ai eu envie de leur donner des noms de présidents français). Il fallait, dans cette première partie, cacher:
- un nom de ville
- un prénom masculin
- un prénom féminin
- un métier
- un animal

Les trouverez-vous ? Mr. Green
Sinon...
Ville : "Les cheveux roux en désordre..." (Rouen)
Métier : "...tandis que l'autre, libre et raidie..." (Libraire)
Prénom féminin : "...grand amateur de vannes. -- Et sa ceinture..." (Vanessa)
Prénom masculin : "...poursuivait Grévy. Ah non, du vrai crocodile..." (Yan)
Animal : "-- Du croco à la taille, reprit Doumer..." (Koala)

_________________
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Arleen
Plume de Kookaburra


Inscrit le: 27 Fév 2008
Messages: 981

MessagePosté le: 07/11/2008 22:49:12    Sujet du message: Un matin Répondre en citant

Astucieux, William. La deuxième lecture n'en est que plus amusante !
_________________
"Le roman, c'est la clef des chambres interdites de notre maison." Louis Aragon
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wiliam
Administrateur


Inscrit le: 01 Juin 2007
Messages: 3 302

MessagePosté le: 13/11/2008 11:01:15    Sujet du message: Un matin Répondre en citant

(...)
Curieux, le jeune brigadier lut à son tour la page griffonnée que lui passait son patron. Sur le recto, une suite de lettres et de chiffres :

Millerand, 60F x 3, 60P x 1, 100F x 2, pièce nord
Deschanel, 120P x 3, 100P x 3, 25P x 4, pièce du fond
Cathy, 8F x 4, entrée
accr. 07/08


Au verso, un poème :

EN BORÉAL LA BALANÇOIRE,
LA NACELLE BIENNALE
BALANCE !

ÇA LE ROI BLANC, LÀ LA REINE NOIRE,
LE NABAB CRIE, LE LARRON BRAILLE
ENCORE !

NI CIEL BLANC, NI OCÉAN NOIR,
NI AIR, NI ENCRE
À CROIRE.

Ô CALICE BÉNI, Ô BANNI CIBOIRE,
RIEN NE BERCE, RIEN NE RINCE
LE CRÂNE.

CORNE À CRINIÈRE, CROC À ÉCAILLE,
LACÈRE LA CARNE, RACLE LE BEC,
ENCORE !

L'OCRE RENÂCLE, LA NACRE CARACOLE
OR LE BEL OR ÉCLAIRE
LE CAIRE.



Doumer fut extrêmement intrigué par le poème sibyllin.
-- Vous pensez que c'est un code, chef ?
-- Un code ? Un code secret ? Pourquoi pas une carte au trésor ! se moqua Grévy. Non, regardez, c'est un logogriphe.
-- Un quoi ?
Grévy se redressa et mit les mains dans ses poches. Il contemplait maintenant les grandes sculptures :
-- Lebrun est antiquaire. C'est un fondu des belles choses. Pas juste un amateur d'art, mais un amoureux des arts. Je parie qu'il a chez lui une immense bibliothèque, des sculptures, des CD de musique classique, des tableaux...
Il vint caresser les tubulures de métal tordu, les enchevêtrements de pièces d'acier, récupération improbable de bouts de vélo, de lamelles de xylophones ou de carcasses de machines à laver.
-- Vous savez, Doumer, un antiquaire, c'est un peu un critique d'art qui a bien tourné. Comme lui, l'antiquaire est quelqu'un qui aurait voulu être un artiste. Lebrun a peut-être même commis une toile, un bronze, un recueil de poèmes. Mais là où le critique est un artiste raté qui a viré à l'aigre, l'antiquaire est resté amoureux, passionné.
Grévy impressionnait Doumer. On lui avait dit qu'il s'agissait d'un vieil inspecteur médiocre, et il n'avait pas été ravi de se savoir affecté pour l'année à venir avec ce préretraité désabusé. Il découvrait maintenant un homme réfléchi, à l'esprit vif, capable d'analyser rapidement une situation.
Doumer s'approcha à son tour des sculptures. Sur les socles de béton, le nom des oeuvres : "Impression de vache en tubes creux", "Le lapin d'or a dévoré la machine"... Doumer ne comprenait pas comment la ville avait osé acheter de telles horreurs, et encore moins les exhiber dans ce joli parc.
-- Ce poème, reprit Grévy, c'est un exercice de style. Les lettres utilisées sont toujours les mêmes. C'est ce qu'on appelle un logogriphe. Je ne pense pas qu'il faille y voir autre chose que ce que c'est : un exercice fait par un amoureux des belles lettres.
Des cris leur parvinrent aux oreilles. Ils se retournèrent pour voir arriver un policier tenant par le bras une mendiante. Celle-ci vociférait et menaçait de porter plainte pour mauvais traitement. L'agent s'adressa à Grévy :
-- Désolé de vous déranger, inspecteur. Elle se promenait aux abords du parc en parlant du mort. J'ai remarqué qu'elle n'arrêtait pas de tripoter une montre. Je ne sais pas si c'est de l'or, mais ce n'était pas la sienne, c'est certain. Je lui ai demandé des explications, et...
-- J'ai rien fait de mal ! coupa la mendiante. Il était ivre mort ! Je vois pas pourquoi j'aurais pas pu lui emprunter un petit truc ! Vous avez pas vu comme il était fringué ! Clair que la montre lui aurait pas manqué beaucoup !
-- Il était mort tout court, coupa Grévy.
Surprise, la mendiante resta les yeux écarquillés sans être certaine d'avoir bien compris ce qu'on lui disait. Une poule devant une prise électrique. Le policier remit la montre à l'inspecteur.
-- Une montre de prix, bien sûr. Une Berling.
-- Qu'est-ce que je fais d'elle ? demanda le planton en désignant du pouce la clocharde.
-- Laissez-la partir, elle ne nous sera d'aucune utilité, répondit Grévy en regardant non sans dégoût les fripes de la pauvre femme.
Il était bientôt huit heures, et autour du parc, la circulation s'intensifiait. Les passants curieux s'arrêtaient quelques instants aux grilles avant de poursuivre leur route. Plus loin, un marteau-piqueur se mit en marche. Un vent lourd se leva, et à son passage dans les tubulures, les sculptures d'acier commencèrent à murmurer. Le calme matinal s'estompait.
-- Qu'est-ce qu'il fabrique, Fallières ? soupira Grévy.
-- Il a prévenu tout à l'heure qu'il serait retenu jusqu'à 8 h 30 à la morgue. Un bus de footballeurs qui s'est fait percuter par un train sur un passage à niveau...
Les mains dans les poches, Grévy s'éloigna de quelques pas. Le vent gonflait et amplifiait le bruit insupportable du marteau-piqueur. La vache et le lapin murmuraient de plus belle. L'atmosphère était étouffante et moite malgré l'heure matinale. Des boules de nuages noirs roulaient au-dessus des immeubles environnants.
-- Et pour l'autre côté de la feuille, chef ? lança Doumer qui était resté debout à côté du mort.
-- Quoi ?
-- La liste, derrière le poème...
-- Ah ! Dites-moi, la femme de Lebrun, elle est peintre, n'est-ce pas ?
Doumer dut regarder son dossier.
-- Effectivement, répondit le brigadier médusé. Vous le saviez ?
Grévy regardait toujours au loin, détaché.
-- C'est elle, "Cathy", dans la liste... Dans la liste de tableaux exposés. Ce sont des tailles de toiles, Doumer. Deux peintres, Millerand et Deschanel, et "Cathy", Catherine Lebrun, qui expose quatre petites toiles, des "8F", dans l'entrée d'une salle d'exposition quelconque.
Doumer se sentait idiot. Incapable de projeter, de voir des références, et pire, aucune culture générale, un idiot. Les connaissances de son supérieur l'impressionnaient. Mais il soupçonnait que sa nonchalance était étudiée. Que Grévy cherche peut-être à lui en mettre plein la vue ne l'aurait guère étonné.
-- Mais ça a un rapport avec le meurtre ? demanda-t-il ironiquement.
Grévy soupira et se retourna pour fixer le jeune brigadier dans les yeux :
-- Doumer, laissez tomber les romans policiers. Les histoires où la victime est retrouvée portant sur elle une preuve accablante pour le meurtrier. Les histoires où les témoins vous ressortent leur emploi du temps à la minute près plus de deux jours après les faits. Nous sommes dans la vraie vie, Doumer. Celle où les gens se font quelquefois tuer pour dix euros, ou pire, sans raison. La vraie vie...
La pluie se mit à tomber soudainement. De grosses gouttes d'un orage d'été, serrées, épaisses. Un policier se précipita vers Grévy avec un parapluie à la main.
-- Mais non, bougre d'idiot ! vociféra l'inspecteur. Protégez le macchabée, pas moi !
Des larmes de pluie eurent le temps de couler sur le visage du mort.
-- Et Fallières, bordel ! Il les ramène quand, ses fesses ?
Doumer et Grévy vinrent se serrer sous le petit parapluie, les chaussures contre le corps inerte à leurs pieds. Autour d'eux, les monstres d'acier pleuraient.

(fin)
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wiliam
Administrateur


Inscrit le: 01 Juin 2007
Messages: 3 302

MessagePosté le: 13/11/2008 11:03:03    Sujet du message: Un matin Répondre en citant

Ci-dessus, les contraintes étaient:
- un logogriphe sur "balançoire" (dans mon cas mis en forme de poème)
- Personnages : un(e) gendarme, un(e) artiste peintre, un(e) mendiant(e), une vache, un lapin
- Objets : une montre, un vélo, une machine à laver, un xylophone, un marteau-piqueur
- Faits : un murmure, une averse, un vol
- Lieu unique mais non imposé.

Voilà !
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elvys
Plume de Kookaburra


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MessagePosté le: 13/11/2008 19:53:26    Sujet du message: Un matin Répondre en citant

Franchement l'étude de personnages est sympa. Le parti de prendre le contrepied du polar... intéressant.
J'aurais quand même trouvé génial que toutes les/une partie des considérations du Grévy nonchalant s'imbriquent en une solution à l'énigme. Grévy fait remarquer lui-même que c'est trop convenu. Tu nous a bien mené en bateau !
_________________
Je rêve sur
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Genovanna
Plume de Simurgh


Inscrit le: 14 Aoû 2008
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MessagePosté le: 13/11/2008 23:16:30    Sujet du message: Un matin Répondre en citant

Se lit avec plaisir.

J'aime les polars où l'énigme posée sert surtout de prétexte à décrire les caractères de personnages pittoresques (dans le vrai sens du terme).
Dans ce sens les premiers livres de Fred Vargas sont parmi mes polars préférés...

Tu as raison William, tes personnages méritent de vivre d'autres histoires.
_________________
Il est des portes sur la mer qui s'ouvrent avec des mots. ...
Hay puertas al mar que se abren con palabras...
Alberti, Rafael 1902
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wiliam
Administrateur


Inscrit le: 01 Juin 2007
Messages: 3 302

MessagePosté le: 14/11/2008 10:16:01    Sujet du message: Un matin Répondre en citant

Merci Smile
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Lunatik
Plume de Griffon


Inscrit le: 16 Nov 2008
Messages: 2 376

MessagePosté le: 21/11/2008 02:22:26    Sujet du message: Un matin Répondre en citant

Comment ça: (fin)??
Mais on n'a même pas eu le temps de faire la connaissance de Fallières Neutral
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"La douleur des veaux n'intéresse personne : avec un peu de riz, tout s'arrange" B.Fontaine
Tous crocs dehors.
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Loïs de Murphy
Plume de Calao


Inscrit le: 16 Nov 2008
Messages: 59

MessagePosté le: 21/11/2008 14:16:43    Sujet du message: Un matin Répondre en citant

Même remarque que mes camarades, un intérêt pour les personnages, ce qui m'évoque Fred Vargas ou Andréa H. Japp.
Mes évocations sont limitées car je lis peu de polars Neutral
_________________
biffures chroniques
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EmmaBovary
Modérateur


Inscrit le: 05 Oct 2007
Messages: 3 202

MessagePosté le: 24/11/2008 19:28:58    Sujet du message: Un matin Répondre en citant

Une autre, une autre!
Mr. Green
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"Mais si vous n’avez pas envie de vous casser le cul, ce n’est pas la peine de vous imaginer que vous écrirez bien un jour ; contentez-vous de la compétence que vous avez et réjouissez-vous de pouvoir au moins compter dessus."
Stephen King
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Guylou
Administrateur


Inscrit le: 01 Juin 2007
Messages: 4 691

MessagePosté le: 24/11/2008 21:52:23    Sujet du message: Un matin Répondre en citant

Oui, je crois que tes personnages sont prêts pour d'autres aventures ! Et n'oublie pas de nous les raconter !
_________________
Avant le jour de sa mort, personne ne sait exactement son courage... Jean Anouilh
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wiliam
Administrateur


Inscrit le: 01 Juin 2007
Messages: 3 302

MessagePosté le: 24/11/2008 22:17:00    Sujet du message: Un matin Répondre en citant

Mr. Green Merci à tous
_________________
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MessagePosté le: 24/05/2017 18:34:15    Sujet du message: Un matin

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