A vos plumes ! Index du ForumA vos plumes !
Forum littéraire, qu'on se le dise !

 FAQFAQ   RechercherRechercher   MembresMembres   GroupesGroupes   S’enregistrerS’enregistrer 
 ProfilProfil   Se connecter pour vérifier ses messages privés   ConnexionConnexion 

La grâce des Brigands

 
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet    A vos plumes ! Index du Forum -> Plumes parlantes -> En ce moment, vous lisez quoi ?
Sujet précédent :: Sujet suivant  
Auteur Message
Lunatik
Plume de Griffon


Inscrit le: 16 Nov 2008
Messages: 2 309

MessagePosté le: 11/11/2014 11:32:44    Sujet du message: La grâce des Brigands Répondre en citant

Véronique Ovaldé a gagné tous plein de prix pour ses bouquins, que je n'ai pas lus. Je suis tout juste venu à bout de la Grâce des Brigands, parce que je n'aime pas laisser en plan les bouquins qu'on m'offre.
Sur celui ci, Françis Busnel a écrit : (et d'autres critiques l'ont encensé également)

Citation:
La Grâce des brigands, le nouveau roman de Véronique Ovaldé -sans doute le plus fort- explore les méandres de la culpabiliét et du don... avec humour et gravité.


Moi, je me demande où il a vu de l'humour. Ça doit être le genre de mec à se fendre la poire devant le téléachat, pas possible autrement.
Pour le reste... que dire ? à part que je n'ai pas aimé, je me suis ennuyé comme rarement, c'est lent, c'est mou, le style m'a horripilé. J'en venais à grincer des dents chaque fois que je lisais le prénom de l'héroïne, Maria Cristina, répété à l'envi, jusqu'à donner la nausée. Surement un effet de style. Du genre chiant.

À la page 231 (sur 280...), alors que je sombrais inexorablement dans une morne dépression, une lueur d'espoir : enfin, il se passait quelque chose digne d'intérêt dans ce foutu bouquin ! Ô joie ! M'enfin bon, ce fut bref, et ça ne justifiait en rien les 230 pages précédentes. Ni la fin bâclée et expéditive. En gros, il y a dans ce livre une vingtaines de pages dignes d'intérêt et quelques jolies phrases (deux ou trois). Pour le reste, c'est le vide intersidéral.

Grosso modo : Maria Cristina est un écrivain bobo qui vit à Santa Monica et est d'une mollesse juste pas croyable, qui a pondu toute jeune un roman (autobiographique ?) qui bave allègrement sur sa famille et son village, qu'elle a fuis. Elle a eu un amant, un gros looser, un écrivain imbuvable qui la manipule. Elle mange des cocktails de crevettes. Elle a chaud. Elle reçoit un coup de fil de sa mère et hop, elle va la voir. Là, LE truc un peu intéressant (je ne voudrais pas spoiler) et puis après c'est la fin.
Voilà voilà...


_________________
"La douleur des veaux n'intéresse personne : avec un peu de riz, tout s'arrange" B.Fontaine
Tous crocs dehors.
Revenir en haut
Visiter le site web du posteur
Publicité






MessagePosté le: 11/11/2014 11:32:44    Sujet du message: Publicité

PublicitéSupprimer les publicités ?
Revenir en haut
EmmaBovary
Modérateur


Inscrit le: 05 Oct 2007
Messages: 2 996

MessagePosté le: 11/11/2014 15:19:21    Sujet du message: La grâce des Brigands Répondre en citant

Véronique Ovaldé qui fait du Katerine Pancoll !? Shocked Tu me fais peur...

De Véronique Ovaldé, j'ai lu "Ce qui reste de Vera Candida" dont j'avais beaucoup aimé le style foisonnant et le sujet. Celui-ci me tentait moins, à vrai dire. Je voulais aussi lire "Des vies d'oiseaux" et je pense que je commencerai par celui-là et que je verrais plus tard pour "La grâce des brigands"...
Et pis là, je lis un Musso, pour voir. Je viens de dépasser la page 100 et je m'ennuie déjà. Sans rire, je trouve que Lévy écrit mieux. Là, je trouve que Musso veut trop copier les auteurs américains comme Douglas Kennedy en y mélangeant un soupçon de "bit lit" pour homme (non , je n'ai pas fait de fôtes à "bit lit" Mr. Green ) et qu'il est loin d'y parvenir... Bref, me tarde de le finir.
_________________
"Mais si vous n’avez pas envie de vous casser le cul, ce n’est pas la peine de vous imaginer que vous écrirez bien un jour ; contentez-vous de la compétence que vous avez et réjouissez-vous de pouvoir au moins compter dessus."
Stephen King
Revenir en haut
Lunatik
Plume de Griffon


Inscrit le: 16 Nov 2008
Messages: 2 309

MessagePosté le: 11/11/2014 18:16:17    Sujet du message: La grâce des Brigands Répondre en citant

Je n'ai jamais lu Pancoll mais Ovaldé m'a fait tartir, ça c'est sûr.
J'ai tendance à être assez bon public, à lire ou regarder au ciné des bouses auxquelles je suis capable de trouver un petit truc attachant qui sauve le reste mais je n'ai aucune indulgence pour les gens qui m'ennuient. Ovaldé m'a fait perdre mon temps de manière très désagréable : je n'ai pas l'habitude de m'ennuyer, j'évite scrupuleusement toute situation qui pourrait me plonger dans l'ennui, parce que la vie est courte et que j'ai pas que ça à foutre.
Je considère donc que cette dame me doit au moins trois heures de ma vie (oui, j'ai dû m'endormir parfois ou relire douze fois la même ligne, de fatigue). Je lui pardonne un tout petit peu pour sa description de la rencontre des parents de Maria Cristina et pour l'évènement amorcé page 231 (ce qui prouve à quel point je peux être magnanime)

Le début du roman, pour ceux que ça intéresserait (au moins, ça c'est objectif, et ça pourra mieux que moi si oui ou non ce truc est susceptible de vous plaire) (rien que l'incipit m'a inquiété, d'emblée ; je sentais que ça allait être mou du genou et pénible) :

Citation:
Maria Cristina Väätonen, la vilaine sœur, adorait habiter à Santa Monica.
La première raison de cette inclination, celle qu’elle n’avouerait sans doute pas ou alors seulement sous forme de boutade, en riant très fort et très brièvement, c’est qu’elle avait la possibilité à tout moment de déguster des cocktails de crevettes et des glaces à la pastèque sur le front de mer.
Elle pouvait s’asseoir dans un restaurant pour touristes aisés où le serveur l’interpellait par son prénom et ajoutait toujours des cacahuètes pilées à ses crevettes – il ne disait pas cacahuètes, il disait, Je vous ai mis des arachides, Maria Cristina, et il roulait les r suavement, peut-être pour faire croire qu’il n’était pas du coin. Et elle pouvait s’installer sur la terrasse du restaurant à une table qu’aucun  client de passage n’aurait eu le droit d’occuper. La terrasse surplombait la baie du haut de ses pilotis, et on y sirotait des sangrias avec lenteur en contemplant le soleil qui disparaissait au fond du Pacifique dans une apothéose fuchsia. Puis Maria Cristina pouvait décider de prendre sa décapotable verte et rouler le plus vite possible sur l’autoroute, remonter la nuit Mulholland Drive au volant de sa voiture et sentir le vent frais qui vient des jardins des multimillionnaires, les jardins qu’on arrose à minuit pour que les orchidées et les roses au nom latin se sentent à leur aise, elle pouvait goûter sur son visage l’humidité des bambouseraies qu’on fait pousser en plein désert, et ensuite rentrer chez elle à l’heure qui lui plaisait, garer sa voiture en mordant sur le trottoir près du petit chemin qui descend vers la plage, claquer la porte de son appartement, jeter les clés par terre, se défaire de ses vêtements en les laissant simplement tomber sur le sol, mettre très fort la musique et allumer toutes les lumières comme si elle avait une minicentrale électrique pour son usage personnel dans le sous-sol.  Elle pouvait faire tout cela mais ne le faisait quasiment jamais.
La possibilité seule l’enchantait et lui suffisait.
Maria Cristina Väätonen aurait probablement aimé être une femme scandaleuse.
Malgré ce désir, elle ne faisait que goûter plaisamment sa vie d’écrivain et la modeste notoriété que son succès accompagnait. C’était l’autre raison pour laquelle elle appréciait d’habiter à Santa Monica : une communauté d’écrivains dépressifs et/ou cacochymes y vivait, arpentant les pontons comme de vieux squales à la recherche d’éperlans. Ils avaient tous tenté de devenir scénaristes ou présentateurs d’émissions culturelles, ils avaient réussi ou échoué, là n’était pas la question, et ils fumaient des cigarillos en regardant la mer et en imaginant s’exiler à Tanger, Paris ou Kyoto. L’un de ces vieux écrivains était l’homme le plus important de la vie de Maria Cristina.
Maria Cristina avait trente ans (ou trente et un ou trente-deux) et se trouvait encore dans l’insouciant plaisir d’écrire, acceptant la chose avec une « forme d’humilité et le scepticisme prudent qu’on accorde aux choses magiques qui vous favorisent mystérieusement.
Le 12 juin 1989, très précisément à 12 h 40 (Maria Cristina a indiqué le jour et l’horaire dans son journal), elle reçoit un appel téléphonique qui fait basculer, pense-t-elle après coup avec un brin d’emphase, tous les possibles de sa vie en un vague souvenir, une nostalgie douce.
Le téléphone sonne dans la cuisine depuis un moment et Maria Cristina finit par se lever pour décrocher. Elle est dans son bureau en train de rédiger une communication sur le plagiat dans la littérature nordique et la sonnerie du téléphone l’exaspère. Maria Cristina a toujours besoin de silence quand elle travaille. Elle a besoin de s’isoler du monde. La majorité du temps elle écrit la nuit. Et elle boit la nuit aussi d’ailleurs. L’écriture, la nuit et l’alcool sont indissociables.
(J’ai abandonné le projet d’écrire l’histoire de Maria Cristina Väätonen comme s’il s’était agi d’une biographie, d’une notice, ou d’un document  bourré de références impératives et de notes de bas de page. J’ai décidé de faire avec l’approximation. J’ai décidé de faire avec ce que je sais d’elle. Et avec ce qu’on m’a dit d’elle. Je ne suis peut-être pas la personne la plus à même d’aller au bout de cette entreprise. J’ai rencontré Maria Cristina tardivement. Mais je veux essayer d’approcher la vérité de ce qui s’est déroulé jusqu’au 17 janvier 1994, ou du moins donner un sens à ce qui s’est passé ce 17 janvier, traquer les indices tout au long de la vie de Maria Cristina Väätonen. Je me permets des déductions, je me permets de remplir les blancs, je me permets de compléter. Et ces circonstances dans lesquelles des décisions impossibles à justifier ont été prises font de la vie de Maria Cristina Väätonen comme de toute vie une trajectoire fortuite – une trajectoire qui pourtant, de loin, ressemble à une existence déterminée menée par une créature tenace et volontaire ayant une idée précise de sa destination.) 

_________________
"La douleur des veaux n'intéresse personne : avec un peu de riz, tout s'arrange" B.Fontaine
Tous crocs dehors.
Revenir en haut
Visiter le site web du posteur
EmmaBovary
Modérateur


Inscrit le: 05 Oct 2007
Messages: 2 996

MessagePosté le: 11/11/2014 22:42:39    Sujet du message: La grâce des Brigands Répondre en citant

Bon ben, je vais faire court: ça ne me donne pas envie...
_________________
"Mais si vous n’avez pas envie de vous casser le cul, ce n’est pas la peine de vous imaginer que vous écrirez bien un jour ; contentez-vous de la compétence que vous avez et réjouissez-vous de pouvoir au moins compter dessus."
Stephen King
Revenir en haut
Guylou
Administrateur


Inscrit le: 01 Juin 2007
Messages: 4 691

MessagePosté le: 12/11/2014 18:24:48    Sujet du message: La grâce des Brigands Répondre en citant

Non, c'est sûr ! Je suis comme toi à propos du prénom. Dès la première page, son emploi récurrent m'exaspère.
_________________
Avant le jour de sa mort, personne ne sait exactement son courage... Jean Anouilh
Revenir en haut
Khéops
Plume de Simurgh


Inscrit le: 06 Juin 2007
Messages: 5 294

MessagePosté le: 14/11/2014 19:44:49    Sujet du message: La grâce des Brigands Répondre en citant

J'avais lu "Ce que je sais de Véra Candida" sur les conseils de Céleste qui l'avait dévoré d'une traite et l'avait beaucoup aimé. Je n'ai pas pu le terminer...
_________________
http://gcm-ecriture.com
Revenir en haut
Visiter le site web du posteur
Contenu Sponsorisé






MessagePosté le: 06/12/2016 03:50:05    Sujet du message: La grâce des Brigands

Revenir en haut
Montrer les messages depuis:   
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet    A vos plumes ! Index du Forum -> Plumes parlantes -> En ce moment, vous lisez quoi ? Toutes les heures sont au format GMT + 1 Heure
Page 1 sur 1

 
Sauter vers:  

Portail | Index | créer un forum | Forum gratuit d’entraide | Annuaire des forums gratuits | Signaler une violation | Conditions générales d'utilisation
Powered by phpBB © 2001, 2005 phpBB Group
Traduction par : phpBB-fr.com