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Prix littéraire
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Khéops
Plume de Simurgh


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MessagePosté le: 06/01/2016 13:38:26    Sujet du message: Prix littéraire Répondre en citant

La bibliothèque de la ville où je vis a décidé d'organiser pour la première fois, son prix littéraire. Je fais partie du jury et j'ai dû lire 6 ouvrages sélectionnés par les bibliothécaires. Pour me faciliter la tâche lorsque je devrai défendre mon préféré lors d'un "speed booking" organisé en avril, j'ai fait des fiches de lecture. Je pense que cela peut intéresser les gens de ce forum, d'avoir mon avis sur ces livres. Si certains d'entre vous les ont lus, qu'ils n'hésitent pas à donner leur sentiment ! Smile Voici déjà la liste des ouvrages :

Agnès Bihl : 36 heures de la vie d'une femme (parce que 24, c'est pas assez)
Véronique Poulain : Les mots qu'on ne me dit pas
Gauz : Debout-payé
Grégoire Delacourt : On ne voyait que le bonheur
Jean-Paul Didierlaurent : Le liseur du 6h 27
Marie-Sabine Roger : Trente-six chandelles

Et la première fiche :

Trente-six chandelles, Marie-Sabine Roger

L'auteur :
Marie-Sabine Roger débute en littérature par la publication d'ouvrages jeunesse. Puis dans les années 2000, elle écrit pour les adultes. Elle est lauréate de très nombreux prix, tant en jeunesse qu'en adultes. Deux de ses ouvrages ont été portés à l'écran : La tête en friche (de Jean Becker, avec Gérard Depardieu et Gisèle Casadesus) et Bon rétablissement (de Jean Becker, avec Gérard Lanvin). Elle collabore également à des scénarios.

Le livre :
Il s'agit ici d'un roman contemporain de 278 pages.
Depuis son arrière-grand-père, tous les hommes de la famille de Mortimer Decime meurent le jour de leur 36ème anniversaire, à 11h du matin. Ce 15 février-là, Morty attend donc la mort, allongé sur son canapé dans un costume de deuil. Il a résilié le bail de son logement, a donné sa démission à son patron, a fait son testament et il attend, confiant et nullement effrayé. Il accepte son destin. Mais voilà que Paquita, vendeuse de crêpes de son état et femme de son ami Nassardine, arrive chez lui et entreprend de lui faire un café et de le secouer un peu. Elle est gentille, Paquita et Morty n'ose pas lui dire qu'elle le dérange. Il veut mourir tranquille ! Et puis, 11 heures sonnent et Mortimer tombe dans les pommes... pour se réveiller à 11h 04, bien vivant ! Il n'y comprend rien, est complètement déstabilisé et finit par se confier à ses amis qui le prennent en charge.
S'ensuit alors le récit de l'histoire de famille de Morty, son parcours depuis son jeune âge jusqu'à l'âge adulte mais également l'histoire de Paquita et Nassardine. Et aussi celle de Jasmine, qui aimait Morty et que Morty aimait...

Alternant entre le présent de l'indicatif et l'imparfait ou le passé composé, ce roman écrit à la première personne nous raconte les destins croisés des différents personnages qui le composent. Des personnages bien campés, hauts en couleur, des destins tragiques racontés avec beaucoup d'humour et un style vif et enlevé, une alternance de phrases courtes et plus longues, des jeux de mots. Paquita et Nassardine, notamment, sont décrits comme des êtres remplis de tendresse et de chaleur humaine. Ils sont très attachants et on les aime d'emblée. Sur le ton de l'amusement, le roman aborde des questions plus profondes que l'on pourrait le penser : quand on sait qu'on va mourir, comment occupe-t-on sa vie ? Et si l'on n'en connait pas l'échéance, fait-on différemment ? À quoi tiennent les liens d'amitié et d'amour ? Doit-on se résigner ? Est-ce que l'on subit son destin ou au contraire se le forge-t-on ? En une phrase, c'est quoi la vie ? Bien sûr, tout ce questionnement n'est pas présenté comme un débat philosophique, il est sous-jacent ou plus explicite et traité à travers les faits et gestes des protagonistes, oscillant entre un ton humoristique ou plus sérieux.

Mon avis :
J'ai eu un peu de mal avec le personnage de Morty qui ne m'est pas spécialement sympathique alors qu'il est le héros du roman. Il est faible et lymphatique et ne semble pas vouloir prendre son destin en main. Il faut toujours qu'il soit poussé par ses amis pour agir, même à la fin quand il va retrouver Jasmine. Du coup, je n'étais pas forcément en empathie avec lui. J'ai été bien plus sensible à la peinture de Paquita et Nassardine, vrais beaux personnages de roman !
Une autre chose m'a gênée, au niveau du style. L'auteur, pour introduire les chapitres, utilise des procédés un peu faciles et surtout répétitifs, ça lasse ! Par exemple, il finit un chapitre par "Ce qui mérite, je crois, une courte digression." et il titre le suivant par "Courte digression". Ailleurs, un chapitre finit par "à la demande générale" et le suivant est titré "À la demande générale". Un autre est sous-titré "Séquence émotion" (des fois qu'on n'ait pas compris !). Ça sent vraiment trop le procédé, c'est trop systématique et un peu agaçant, comme si l'auteure n'était pas sûre de ses effets et voulait les souligner. J'ai malgré tout bien aimé cette histoire, agréable à lire et bien écrite.
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MessagePosté le: 06/01/2016 13:38:26    Sujet du message: Publicité

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Khéops
Plume de Simurgh


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MessagePosté le: 06/01/2016 13:39:49    Sujet du message: Prix littéraire Répondre en citant

Debout-payé, Gauz

L'auteur :
Né en 1971 à Abidjan, Armand Patrick Gbaka-Brédé, dit Gauz, a fait des études de biochimie à Jussieu. Parti avec un visa touristique de 3 mois, il s'est rapidement retrouvé "étudiant sans papiers". De petits boulots en plus conséquents, il s'est retrouvé photographe, documentariste, directeur de journal et scénariste pour le film Après l'océan...

Le livre :
Il s'agit ici d'un récit contemporain de 168 pages.
La longue file d'hommes noirs qui montent dans ces escaliers étroits ressemble à une cordée inédite à l'assaut du K2, le redoutable sommet de la chaîne himalayenne. [...] Distribution de formulaires. À tour de bras. Ici, on recrute. On recrute des vigiles. C'est cette expérience de vigile que nous conte Gauz dans ce livre. De Séphora à Camaïeu en passant par les grandes enseignes du luxe, la vie précaire et aléatoire des immigrés africains majoritaires dans ces emplois est décortiquée. On croise Ferdinand, échoué au foyer de la MECI comme tous ses camarades, Ossiri qui le remplacera un jour, Joseph, Kassoum et d'autres encore qui ont tous espéré trouver leur Eldorado en France. On apprend à reconnaître les différentes ethnies africaines grâce à leur tenue vestimentaire, on entrevoit la solidarité mais aussi les petites mesquineries entre collègues, le système D que tous pratiquent, le long ennui des journées debout, les jeux, les clins d'œil et l'humour pour déjouer cet ennui...

Écrit au présent de l'indicatif et au passé, ce roman brosse le quotidien des vigiles en une succession de petits tableaux pris sur le vif et traités par thème. Entre ces tableaux, s'intercalent l'histoire personnelle des personnages ainsi que des réflexions sur des sujets plus profonds : l'immigration, les études, les différences de culture, l'espoir... Il s'étale sur une période de 30 ans environ et montre aussi l'évolution des conditions d'exercice du métier de vigile.

Mon avis :
Pas franchement un roman, ce récit est une sorte de documentaire-témoignage sur la condition de vigile. On se doute qu'à travers les portraits des différents personnages, c'est l'auteur lui-même qui donne son expérience. Les anecdotes racontées dans les tableaux successifs sont souvent teintées d'humour, quelquefois désabusées. Les passages plus approfondis sur les différences culturelles entre l'Afrique et l'Europe, sur la politique ou l'immigration sont intéressantes et il découle de ce livre un aspect disparate, un déséquilibre entre l'anecdotique et la réflexion quasi sociologique par moments. Ça m'a plutôt déroutée, on a l'impression que l'auteur n'a pas su choisir un angle, un point de vue, c'est dommage... J'avoue m'être un peu ennuyée à sa lecture, d'autant qu'il a eu de très bonnes critiques dans la presse et à la télé et que je m'attendais à mieux. Je crois que si je ne l'avais pas eu à lire pour le prix, je ne l'aurais pas terminé...
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Khéops
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MessagePosté le: 06/01/2016 13:40:49    Sujet du message: Prix littéraire Répondre en citant

Les mots qu'on ne me dit pas, Véronique Poulain.

L'auteur :
Véronique Poulain travaille dans le spectacle vivant. Elle a été pendant 15 ans l'assistante de Guy Bedos. Les mots qu'on ne me dit pas est son premier livre.

Le livre :
Il s'agit d'un récit contemporain autobiographique, assez court (140 pages).
L'auteur raconte ici son quotidien d'enfant entendante auprès de parents sourds. Les différents chapitres sont conçus comme des tranches de vie prises sur le vif. Certains d'entre eux, en italiques, racontent l'histoire de sa famille, tant paternelle que maternelle. À travers ces sortes de tableaux, on comprend mieux de quoi est faite la vie d'un enfant avec des parents sourds : ce qu'on leur dit, ce qu'on ne leur dit pas, quelles réactions ils ont dans telle ou telle circonstance, qu'est-ce qui diffère des familles non sourdes, les difficultés rencontrées par l'enfant, les incompréhensions mais aussi les points positifs et les richesses.

Le récit est à la première personne, c'est l'auteur qui est le narrateur, et il est écrit au présent de l'indicatif. Cela lui donne un côté réel et donne du dynamisme aux anecdotes racontées. Celles-ci sont prises sur le vif, comme des instantanés, en des phrases courtes et simples, non dénuées d'humour. C'est un récit très visuel, contenant pas mal de dérision et de recul. On sent que l'auteur l'a écrit à un moment de sa vie où elle pouvait analyser les choses, à ce moment-là et pas à un autre. Du coup, elle ose nous dire les choses qui l'ont ennuyée dans sa famille et ce qui ne lui a pas plu. Mais la tendresse et l'amour sont là et l'on sent l'émotion que l'auteur éprouve et nous fait passer. On rit et on est ému par ce livre.

Mon avis :
J'ai trouvé ce livre intéressant, il m'a appris des choses sur le monde des sourds et j'ai aimé la façon de raconter de l'auteur, son humour et sa tendresse. Néanmoins, je le considère plus comme un livre de témoignage que comme un véritable ouvrage littéraire. C'est un livre léger, sans style particulier, qui se lit vite, sans déplaisir ni ennui mais sans réel plaisir littéraire non plus. Ne figure pas parmi ceux qui laisseront une trace.
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Khéops
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MessagePosté le: 06/01/2016 13:42:18    Sujet du message: Prix littéraire Répondre en citant

Le liseur du 6h 27, Jean-Paul Didierlaurent

L'auteur :
Au départ nouvelliste, Jean-Paul Didierlaurent nous offre avec le liseur du 6h 27, son premier roman. Il est d'autre part lauréat du prix Hemingway en 2010 et 2012 pour deux de ses nouvelles.

Le livre :
Guylain Vignolles n'aime pas son nom, trop souvent transformé en Vilain Guignol depuis son enfance. Du coup, il s'efforce d'être le plus discret possible, de devenir invisible aux yeux des autres, de se faire oublier. Guylain n'aime pas son travail non plus. Pour cet amoureux des livres, travailler dans une usine où, mis au pilon, ceux-ci sont irrémédiablement broyés dans les mâchoires acérées d'une énorme machine, la Zerstor 500, dite "la Chose", est un crève-cœur, un véritable supplice. Alors, à son niveau, modestement, il tente d'alléger cette souffrance en récupérant les feuillets mal broyés par la machine. Puis, chaque matin lors de son trajet dans le RER de 6h 27, il les lit aux voyageurs captivés. Une façon de continuer à les faire vivre... Un jour, en quittant la rame, il découvre une clé USB oubliée. Arrivé chez lui, il la lit et se trouve face à... un journal intime ! D'abord honteux de son indiscrétion puis curieux, il décide d'en lire des passages à ses auditeurs du RER et de rechercher l'auteur de ces pages... Dès lors, tout s'enchaîne et son quotidien se voit bouleversé...

Écrit au passé, ce roman au thème très original se lit bien. Style fluide, très imagé et poétique. Des comparaisons insolites, des images très parlantes, une écriture vivante et belle ! On sent une véritable tendresse de l'auteur pour ses personnages dont la galerie de portraits est très bien brossée. Nous aussi on les aime ces personnages ! On a envie qu'ils soient heureux, on les suit pas à pas jusqu'à leur but.

Mon avis :
Disons-le tout de suite, j'ai adoré ce roman ! Non seulement l'histoire est originale mais en plus le livre est superbement écrit ! Cette poésie, cette tendresse, ce sens de l'image juste, l'humour aussi qui est très présent, un vrai bonheur de lecture ! Il y a tout ce que l'on peut attendre d'un bon bouquin dans celui-ci avec, en prime, une réelle émotion qui suinte des pages. Une réussite ! Mon coup de cœur !
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Khéops
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MessagePosté le: 06/01/2016 13:43:21    Sujet du message: Prix littéraire Répondre en citant

36 heures de la vie d'une femme (parce que 24, c'est pas assez), Agnès Bihl


L'auteur :

Agnès Bihl est une chanteuse française. Elle a débuté en 1998 et en est actuellement à son septième album. Elle s'inscrit dans la veine de la chanson française à texte. Féministe, elle prend position pour l'IVG et contre le viol, qu'elle dénonce dans ses textes.

Le livre :
Il s'agit d'un recueil de nouvelles qui, chacune, reprend un titre de son album éponyme. (135 pages).
Dix-sept nouvelles, donc, adaptation des dix-sept chansons de son album, l'idée est originale. Il est vrai que la chanson à texte "raconte" de petites histoires qui peuvent être développées. Chacune des nouvelles débute par une définition de l'auteur, sorte de résumé ou plutôt d'idée directrice du texte qui suit. Des histoires de vies cabossées, d'amours improbables ou contrariées, d'amitiés fortes aussi, des détresses et des lâchetés mais aussi des petits bonheurs, la vie en somme...
Un style très imagé et visuel, des textes écrits avec beaucoup de sensibilité, de poésie et d'émotion, de l'humour et de la dérision aussi, ce qui fait de ce recueil un très bon moment de lecture, très agréable. Entièrement écrit au présent et soit à la première personne (le plus souvent), soit à la deuxième ou à la troisième. Le fil conducteur du recueil semble être le personnage de Camille, la serveuse du café, qui observe la vie autour d'elle.

Mon avis :
Très bonne idée d'avoir adapté un album de chansons en nouvelles, comme autant de petites vies présentées. Malgré un réel talent d'écriture, je trouve l'ensemble inégal, certains textes étant plus légers (voire futiles) que d'autres et pas autant porteurs d'émotion. C'est sans doute dû au fait que justement, il s'agit d'une adaptation de chansons qui, par définition, donnent des colorations différentes dans un album. Je suis néanmoins ravie qu'un recueil de nouvelles figure dans la sélection, ce genre étant peu représenté en France.
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Orcus
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MessagePosté le: 06/01/2016 17:58:09    Sujet du message: Prix littéraire Répondre en citant

Merci pour ces critiques. Le thème du livre de Véronique Poulain me fait penser au film La famille Bélier (la vie d'une entendante dans une famille de sourds). Bélier, Poulain, j'adore ce genre de coïncidences.

Le livre de Didierlaurent me tente, même si quelqu'un qui a quatre prénoms (Jean Paul Didier Laurent) me fait douter du bon sens de ses parents. Heureusement, il y a Guylain Vignolles, et tout de suite, je suis en phase.
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danielle
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MessagePosté le: 06/01/2016 18:05:58    Sujet du message: Prix littéraire Répondre en citant

J'avoue n'avoir lu aucun de ces romans et seul le nom de Delacourt m'est familier. Je n'arrive pas à mettre la main en bibliothèque sur son dernier roman. J'ai beaucoup aimé les deux premiers.

Le Didier Laurent me tente aussi pas mal.
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Khéops
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MessagePosté le: 06/01/2016 20:39:27    Sujet du message: Prix littéraire Répondre en citant

Celui de Véronique Poulain a effectivement influencé Victoria Bedos pour le scénario de La famille Bélier Smile
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Donaco
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MessagePosté le: 07/01/2016 11:58:38    Sujet du message: Prix littéraire Répondre en citant

Khéops a écrit:

Mon avis :
Très bonne idée d'avoir adapté un album de chansons en nouvelles, comme autant de petites vies présentées. Malgré un réel talent d'écriture, je trouve l'ensemble inégal, certains textes étant plus légers (voire futiles) que d'autres et pas autant porteurs d'émotion. C'est sans doute dû au fait que justement, il s'agit d'une adaptation de chansons qui, par définition, donnent des colorations différentes dans un album. Je suis néanmoins ravie qu'un recueil de nouvelles figure dans la sélection, ce genre étant peu représenté en France.


Celui-ci me fait vraiment envie ! C'est astucieux comme idée. J'ai vu ce genre de choses au théâtre (des chansons parlées) ou au cinéma (les répliques sont des extraits de chansons, chantées).
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tobermory
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MessagePosté le: 07/01/2016 19:19:53    Sujet du message: Prix littéraire Répondre en citant

Moi aussi, c'est celui de Didier Laurent qui me tente le plus, à la fois par le contenu tel que tu le décris et par ton appréciation.
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Khéops
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MessagePosté le: 07/01/2016 20:19:17    Sujet du message: Prix littéraire Répondre en citant

Embarassed Je ne suis pas objective, c'est mon préféré, je le vends bien Wink
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Orcus
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MessagePosté le: 08/01/2016 09:41:57    Sujet du message: Prix littéraire Répondre en citant

J'ai acheté le Didierlaurent. Je faisais la queue à la FNAC, il faisait le beau sur le présentoir avec une jaquette rouge style "j'ai pas gagné le Goncourt, mais presque".
Khéops : c'est satisfait ou remboursé ?
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Khéops
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MessagePosté le: 09/01/2016 15:04:48    Sujet du message: Prix littéraire Répondre en citant

Ahaha ! Pas par moi, en tout cas ! J'espère que tu vas apprécier la lecture Smile
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Khéops
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MessagePosté le: 12/01/2016 12:36:58    Sujet du message: Prix littéraire Répondre en citant

Dernière fiche, que je viens de rédiger :


On ne voyait que le bonheur, Grégoire Delacourt.

L'auteur :
Après des études de droit vite interrompues, Grégoire Delacourt (né en 1960) devient publicitaire. Il travaille d'abord en agence avant de créer sa propre entreprise, avec sa femme. Attiré par l'écriture, il publie son premier roman L'écrivain de la famille, à l'âge de 50 ans. Le suivant, La liste de mes envies, devient un best-seller et fait l'objet d'une adaptation au théâtre et au cinéma. On ne voyait que le bonheur est son quatrième roman. Il a obtenu le prix du "Meilleur roman de l'année 2014".

Le livre :
Il s'agit ici d'un roman contemporain de 360 pages.
Lorsque l'histoire débute, Antoine, la quarantaine, apprend que son père va mourir. Les médecins sont formels. Commence alors un récit, celui de la vie d'Antoine, son enfance, ses parents, ses sœurs. La mort, omniprésente, le malheur, la tristesse, toujours. Puis l'âge adulte, l'amour, les enfants, le divorce... Une vie triste et banale où l'enfant mal aimé, inhibé, n'ose pas vivre et reproduit finalement le schéma parental. Une vie qui finit par devenir insupportable... jusqu'au drame...

Écrit au passé, ce roman comporte trois parties. La première raconte l'enfance et la vie d'Antoine, qui s'adresse à son fils, Léon. La deuxième se situe au Mexique où le héros s'est réfugié après le drame. La troisième est le journal de Joséphine, 11 ans, la fille d'Antoine. Ce découpage en trois parties donne des éclairages différents d'une même histoire, c'est plutôt intéressant. L'écriture est fouillée, recherchée, très imagée. Elle sert très bien le propos. Par exemple, le ton désespéré de la première partie colle très bien aux sensations d'Antoine, qui n'en peut plus de sa vie et de lui-même. C'est très très sombre et pesant. Le ton s'allège au fur et à mesure du roman, jusqu'au journal de Joséphine, plus alerte et les dernières pages se finissent sur une note d'espoir.

Mon avis :
Au niveau de l'écriture, rien à redire. Ce livre est bien écrit, c'est indéniable, très maîtrisé. Peut-être trop, justement ! Toute la première partie, par son côté désespéré est assez lourde et j'ai eu du mal, j'ai failli abandonner la lecture ! Trop de noirceur tue la noirceur ! J'ai eu du mal à m'attacher à Antoine, velléitaire, lâche et d'une tristesse sans nom. Ensuite, l'atmosphère s'allège et le livre devient plus agréable, on s'attache aux personnages et aux événements et on veut savoir la suite. Mais la grande maîtrise de l'écriture, le côté très "construit" du roman laisse peu de place à la spontanéité. C'est un peut trop "léché" à mon goût, fabriqué. Pour conclure, je dirais que c'est un roman fort, marquant (d'où son prix) qui ne laisse pas indifférent mais que j'ai quand même trouvé "lourd à digérer", étouffant et trop construit. Et l'espoir présent à la fin n'a pu effacer cette sensation de désespérance.
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danielle
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MessagePosté le: 12/01/2016 17:51:13    Sujet du message: Prix littéraire Répondre en citant

Ah ! Moi qui n'aime pas les gros pavés....

Quant au Véronique Poulain, j'ai peur qu'il me rappelle l'impression que m'a laissée le film La famille Bélier: gentillet, trop plein de bons sentiments .
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MessagePosté le: 12/01/2016 21:29:43    Sujet du message: Prix littéraire Répondre en citant

Ça n'a rien à voir avec la famille Bélier, Danielle. Le film s'est inspiré du livre mais l'histoire construite pour le cinéma est différente . 
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Khéops
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MessagePosté le: 29/01/2016 12:24:26    Sujet du message: Prix littéraire Répondre en citant

@Danielle : il fait 360 pages, ce n'est pas un gros pavé Smile

@Orcus : alors, tu as lu "Le liseur du 6h 27" ? Qu'en as-tu pensé ?
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Orcus
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MessagePosté le: 29/01/2016 14:09:37    Sujet du message: Prix littéraire Répondre en citant

J'ai acheté le livre, mais il est dans la file d'attente. J'en dirai deux mots bientôt. En général, je ne suis pas déçu par les livres que conseille AVP. L'ours est un écrivain comme les autres, par exemple. Un régal !
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Donaco
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MessagePosté le: 29/01/2016 18:48:37    Sujet du message: Prix littéraire Répondre en citant

Et alors ce prix littéraire ? A-t-il été décerné ?
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Khéops
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MessagePosté le: 29/01/2016 19:20:54    Sujet du message: Prix littéraire Répondre en citant

Non, pas encore. On a un "speed booking" le 9 avril, sur le même principe que les speed dating, où on devra défendre notre livre préféré puis ensuite on votera. L'annonce puis la remise du prix auront lieu en mai Smile
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MessagePosté le: 04/12/2016 17:12:06    Sujet du message: Prix littéraire

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