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Ne tirez pas sur l'oiseau moqueur

 
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Auteur Message
Hori
Plume de Griffon


Inscrit le: 21 Aoû 2009
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MessagePosté le: 25/04/2016 17:33:21    Sujet du message: Ne tirez pas sur l'oiseau moqueur Répondre en citant

Harper Lee publie son unique roman dans les années 60 et se projette trente ans en arrière : dans une ville isolée du sud des États-Unis, nous suivons la vie quotidienne d'une petite fille débrouillarde, Scout, qui analyse à hauteur d'enfant son environnement : les leçons de vie de son père avocat, les gronderies de la bonne noire, les déboires de sa nouvelle maîtresse aux méthodes d'éducation trop modernes, les habitants fantômes d'une maison du quartier qui semble abandonnée...

Peu à peu, le monde des grands s'immisce dans sa vie : son père doit défendre un Noir accusé de viol, et Scout se retrouve mêlée aux conversations des adultes, à la tentative de lynchage de l'accusé, aux audiences publiques du procès...Elle va en particulier découvrir que le monde se divise en deux : ceux qui accablent de moqueries sa famille qui ose frayer avec les Noirs, et ceux qui la soutiennent (Noirs comme Blancs).

C'est un roman typiquement américain : le motif de l'enfance et de ses frayeurs donne lieu aux mêmes enchainements d'actions et de découvertes que dans beaucoup d'autres livres (d'Une Prière pour Owen à Ça en passant par Anastasia Krupnick, pour ne citer que ceux qui me viennent à l'esprit), avec son lot de petits mystères, de détails finalement importants et de belles leçons de vie. L'irruption d'une "affaire d'adultes", particulièrement sordide, est intéressante et finement traitée, après une centaine de pages enfantines qui ne nous épargne cependant pas les dures réalités de la vie.

La petite Scout est intelligente et enjouée, son père est un homme remarquable, et même les adultes qui font peur (le shérif, la vieille voisine, le terrifiant voisin Boo qui vit reclus...) ont une part d'humanité. Ça ressemble à un "feel-good book", ça dégouline effectivement de bons sentiments, mais c'est bien écrit, nuancé et donne un aperçu glaçant de la manière dont fonctionnait la justice des années 30 à l'aune de nos couleurs de peau...

A noter qu'on trouve dans le dernier numéro de la revue Books un article sur la première version de ce roman, qui vient d'être publiée.
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Elle vit apparaitre le matin
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Dernière édition par Hori le 03/04/2017 21:17:08; édité 2 fois
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MessagePosté le: 25/04/2016 17:33:21    Sujet du message: Publicité

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danielle
Plume de Simurgh


Inscrit le: 06 Juin 2007
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MessagePosté le: 25/04/2016 19:13:07    Sujet du message: Ne tirez pas sur l'oiseau moqueur Répondre en citant

Don't kill the mocking bird ! Un roman qui m'a laissé des traces inoubliables. La critique de Hori est si parfaite que je n'ajouterai pas un mot de plus.
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DK
Plume de Benu


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MessagePosté le: 09/01/2017 12:27:34    Sujet du message: Ne tirez pas sur l'oiseau moqueur Répondre en citant

Ça rame au début. D'ailleurs, j'ai failli laisser tomber après trente pages...
Je l'ai finalement lu jusqu'au bout et je ne le regrette pas.
C'est une histoire très subtile, tout en métaphore et en symbolisme.
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jeeves
Plume de Griffon


Inscrit le: 30 Aoû 2012
Messages: 1 575

MessagePosté le: 09/01/2017 14:33:11    Sujet du message: Ne tirez pas sur l'oiseau moqueur Répondre en citant

Je l'ai lu au mois de novembre et j'ai seulement regretté de ne pas l'avoir lu plus tôt !
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Narcisse
Plume de Calao


Inscrit le: 09 Jan 2017
Messages: 74

MessagePosté le: 09/01/2017 20:59:26    Sujet du message: Ne tirez pas sur l'oiseau moqueur Répondre en citant

Hum... La petite Scout m'avait donné envie d'avoir une enfant comme elle... Et d'être un père comme Atticus. J'étais même tombé fou amoureux du prénom de Scout. Mes amis de l'époque avait ri de moi quand je disais vouloir utiliser ce prénom si j'ai des enfants ! Mais je trouverais les miens de prénoms, encore plus beaux héhéhé...
J'ai l'impression que le livre est divisé en deux parties. La première moitié pour moi, ne sers qu'à nous faire verser des larmes sur les 10 dernières pages, et elle le fait très bien. La seconde, c'est l'intrigue, la justice, etc... ça saute du coq à l'âne et ça m'avait marqué, car je ne comprenais pas pourquoi Harper ne suivait pas son idée de départ ??... Chose comprise dans.. Les 10 dernières pages !
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choucroute vélocipédiqu
Plume de Garuda


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MessagePosté le: 10/01/2017 07:29:47    Sujet du message: Ne tirez pas sur l'oiseau moqueur Répondre en citant

Bon, allez, j'ose : je n'ai vu que le film... (et encore, tout récemment sur Netflix)

Comme ça, au ton, ça m'a fait penser à "Le coeur est un chasseur solitaire" de McCarthy (que j'ai lu - si, si !) : un peu gnangnan et vieillot sur les bords, en ce qui me concerne... même si on ne peut nier qu'il y règne une "gentille" poésie et une atmosphère reposante "gentiment" mélancolique.

Quant à la fin dramatique, il y a du Berthe Sylva là-dedans, et toute une époque...
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Dirini
Plume de Benu


Inscrit le: 17 Sep 2016
Messages: 210

MessagePosté le: 14/03/2017 20:42:52    Sujet du message: Ne tirez pas sur l'oiseau moqueur Répondre en citant

Le titre poétique et sorte de métaphore filée tout le long du roman est très aguicheur.
Je m'y plonge donc avec avidité. Je suis d'abord charmé par la narration tout a fait séduisante et attendrissante de notre jeune Jean Louise Finch (dite Scout) mais je déchante rapidement.
Le style de Lee est pauvre, l'intrigue si elle est parfois entrainante demeure majoritairement plate et fade. Les personnages (hormis Atticus Finch) sont insipides.
Quand à la moral, car contrairement à ce qui est avancé dans la postface de mon édition il y a bien une moral, Elle est très mal développée tout le long du roman et ne devient percutante que sur le tout dernier dialogue de Ne tirez pas sur l'oiseau moqueur (et j'ai eu ce sentiment navrant que tout reposait sur cette conclusion). D'abord le regard censé être innocent de Scout mais qui ne l'est pas tout a fait et qui devient lourd au fur et à mesure que l'on progresse dans l'intrigue. Ensuite ces passages mielleux et niais à souhait d'Atticus Finch (l'avocat et père de Scout) comme avec sa plaidoirie ou certaines remarques surfaites à ses enfants. Problème de dosage et d'équilibre donc.
Au-dela de la façon dont elle est rapportée, cette moral altruiste ne m'a pas convaincu. Harper lee la défend mal. Ainsi en laissant de cote les histoires secondaires comme celle du Boo Radley le point d'orgue de ce roman qu'est le procès sordide de Tom Robison, noir accusé du viol d'une blanche, est un mauvais plaidoyé contre le racisme et la ségrégation. Les arguments avancés sont superficiels au possible et digne d'un enfant de l'âge de notre héroïne.
Le succès de ce roman au pays d'oncle Sam peut largement s'expliquer par le contexte socio-politique de l'époque ou il a été publié (forte ségrégation et culture raciste)et par le bon esprit américain qui imprégne chaque page.
En revanche je suis surpris qu'au XXIème siècle on parle encore de ce bouquin.




Edit : En fait ce qui me gêne dans la moral altruiste de ce livre c'est qu'elle n'est pas percutante parce que l'auteur qui a sans aucun doute une propension a la tolérance ne sait pas se mettre (paradoxal eu égard de ce quelle avance en conclusion de son roman) à la place de ceux qui ne sont pas tolérants. Et le tricotage entre soi c'est facile et sans grand intérêt.
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Khéops
Plume de Simurgh


Inscrit le: 06 Juin 2007
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MessagePosté le: 14/03/2017 22:56:38    Sujet du message: Ne tirez pas sur l'oiseau moqueur Répondre en citant

On n'a pas dû lire le même livre... J'ai adoré ce bouquin et je lis la suite "Va et poste une sentinelle".

Dès que j'ai un moment, je viens faire un commentaire.
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Dirini
Plume de Benu


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MessagePosté le: 14/03/2017 23:07:07    Sujet du message: Ne tirez pas sur l'oiseau moqueur Répondre en citant

Oui c'est pas une critique super positive ahah, j'attends ton point de vu avec impatience Smile
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jeeves
Plume de Griffon


Inscrit le: 30 Aoû 2012
Messages: 1 575

MessagePosté le: 15/03/2017 21:42:37    Sujet du message: Ne tirez pas sur l'oiseau moqueur Répondre en citant

Khéops a écrit:
On n'a pas dû lire le même livre... J'ai adoré ce bouquin


Même chose pour moi ! J'ai lu Va et poste une sentinelle, assez différent car moins d'innocence dans les pensées de l'héroïne.
J'ai bien aimé aussi.
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Laurence
Plume de Griffon


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MessagePosté le: 18/03/2017 23:25:20    Sujet du message: Ne tirez pas sur l'oiseau moqueur Répondre en citant

Je l'ai lu assez récemment (un an ou deux), et j'ai été déçue aussi. Je le trouve excessivement long : pour moi le seul passage intéressant c'est le procès, et tout le reste fait un peu remplissage. J'ai compris pourquoi en lisant la postface : en fait c'était une nouvelle dont elle a fait un roman, à la demande de son futur éditeur. Et ça ne pardonne pas, on sent trop l'artifice à mon avis.

Sinon, sur le fond, c'était quand même très courageux de sa part d'aborder un sujet aussi sensible à l'époque où elle l'a écrit. Ce roman a déjà l'immense mérite d'exister ! Je crois qu'il est encore censuré aujourd'hui dans certaines bibliothèques américaines (dans les États du sud, bizarrement !).
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Dirini
Plume de Benu


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MessagePosté le: 19/03/2017 12:33:20    Sujet du message: Ne tirez pas sur l'oiseau moqueur Répondre en citant

Laurence a écrit:
Sinon, sur le fond, c'était quand même très courageux de sa part d'aborder un sujet aussi sensible à l'époque où elle l'a écrit. Ce roman a déjà l'immense mérite d'exister !


Je suis d'accord Smile
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Hori
Plume de Griffon


Inscrit le: 21 Aoû 2009
Messages: 2 135

MessagePosté le: 03/04/2017 21:43:56    Sujet du message: Ne tirez pas sur l'oiseau moqueur Répondre en citant

Dirini j'ai fusionné nos deux sujets. Smile

C'est très intéressant d'avoir un point de vue radicalement opposé au sien : je n'ai pas du tout trouvé le style de Lee pauvre mais au contraire solide et efficace, quoiqu'un peu trop terre-à-terre et "américain", en quelque sorte (je n'arrive pas à décrire ce mélange de concision dans l'action et de précision dans les descriptions sans lyrisme superflu). La critique du racisme semble très facile et cultive peut-être l'entre-soi (tout le bouquin est tartiné de maïeutique pour les nuls entre Atticus et Scout), mais le livre n'a pas été publié dans le contexte actuel où la tolérance est une valeur sensée aller de soi : j'imagine qu'il a dû déclencher des controverses à sa parution, et que le parti pris de montrer un camp des gentils idéalisé (la famille modèle et la gentille servante noire) et un camp des méchants diabolisé (la famille dégénérée et incestueuse dans sa cabane délabrée) était destiné à choisir un camp sans équivoque, voire à jeter un peu d'huile sur le feu pour susciter un débat public.

Laurence, les histoires entremêlées de Boo et du procès m'ont semblé assez complémentaires ; le chemin de la petite Scout vers des personnages initialement repoussants préfigure celui que les Blancs de sa ville doivent prendre pour considérer les Noirs comme leurs égaux. Je trouve intéressant le fait que ce soit un chemin de l'enfance vers la maturité, et non un chemin de culpabilité : il fallait un enfant pour cette métaphore et pour débarrasser le lecteur de ses préjugés sans l'écraser dessous. La prise de position très tranchée de l'auteur s'accompagne donc d'un respect des lecteurs même les plus opposés à ses idées. Le lecteur raciste ne va pas s'identifier spontanément à la famille des accusateurs (qui m'a fortement fait penser à la famille "fin de race" de Voldemort, on a les comparaisons qu'on peut...) mais plutôt à la petite Scout, comme tous les lecteurs - identification facilitée par la narration centrée sur sa perception. Et ainsi il cheminera avec elle...
(Dirini tu as le droit de me traiter de Bisounours, ça ne sera pas la première fois que je l'entendrai ! ^^)
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Khéops
Plume de Simurgh


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MessagePosté le: 04/04/2017 10:16:07    Sujet du message: Ne tirez pas sur l'oiseau moqueur Répondre en citant

Assez d'accord avec Hori et ce que tu trouves pauvre en tant que style, Dirini, j'appelle cela de la distanciation. Et il ne faut pas oublier que tout est vu à travers le regard d'une enfant de 6 ans (9 à la fin du livre). Sa fraicheur et sa naïveté permettent justement d'aborder ce sujet tabou d'une façon plus facile que s'il s'était agi d'un pamphlet virulent contre le racisme. C'est de cette façon que le livre a pu toucher le public, bien plus facilement que si l'auteur avait asséné ses idées d'une façon frontale. Elle se coule dans le contexte de l'époque et s'appuie dessus pour instiller des idées de tolérance tout au long du récit. Forcément, c'est nuancé, d'autant qu'à l'époque, même les gens qui étaient bienveillants envers les minorités noires avaient aussi leurs "limites", on est quand même en 1935 et le livre est paru dans les années soixante et a eu un énorme retentissement ! Vous imaginez un peu, un livre qui présente une situation vieille de 25 ans et qui touche à ce point ? Ça veut dire qu'il faut en parcourir du chemin, pour faire évoluer les idées et les comportements !

Je trouve bien au contraire que le ton est parfait pour amener les choses, que l'intrigue est plutôt touffue (comment ça il ne se passe rien ???) et que le moindre petit événement qui peut sembler insignifiant prend toute son ampleur dans le quotidien des gens. Il faut voir au-delà de ce qui est dit. Quand Calpurnia parle à demi-mot de son fils, on comprend qu'il y a un problème, Scout ne le comprend pas forcément mais en en parlant naïvement, le lecteur pige. De même, la scène où Atticus est pris à parti devant la prison parce qu'il a décidé de défendre Tom et que Jem et Scout arrivent : Scout babille comme si de rien n'était et contribue à désamorcer le conflit. Pour moi, cette scène est d'une violence extrême, on est en apnée quand on lit ça parce que derrière ça, il y a des enjeux importants. Pareil pour l'annonce de la mort de Tom. Personnellement, j'ai pris un vrai coup de poing quand j'ai lu ça, je me suis même mise à pleurer, c'est dire ! Et la grande force émotionnelle de ce livre, c'est justement que tout est raconté très sobrement, presque comme s'il s'agissait d'anecdotes. Mais si on regarde bien, on devine la violence de ce monde. Dans le même ordre d'idée, lorsque Scout raconte que chaque famille a ses particularités, qu'on les reconnait à ça, qu'ils agissent en fonction de ces particularités, comme s'ils étaient conditionnés, c'est bien parce qu'ils le sont ! Dans ce Sud conservateur replié sur son passé et ses traditions, chacun est dans des cases et ne doit pas en sortir sous peine de faire voler en éclat la communauté. Tout est toujours maintenu "au bord de" l'explosion sans jamais y arriver et la violence nait de cet état de fait.

C'est encore plus flagrant dans "Va et poste une sentinelle", raconté non pas du point de vue de Scout mais de celui d'un narrateur extérieur. Au début de ma lecture, ça m'a d'ailleurs un peu gênée de ne plus avoir "la voix de Scout" mais finalement ce n'est pas plus mal parce que dans ce deuxième opus, Scout a 26 ans, elle n'est plus l'enfant naïve qu'elle était, elle vit à New York et revient chez son père pour les vacances, elle connait un autre mode de vie et peut comparer avec la ville de son enfance. Elle est plus critique mais en même temps, très influencée par son éducation. Elle a donc à la fois du recul sur certaines choses et vraiment aucun recul sur d'autres. C'est très bien vu. Ce deuxième livre est aussi le roman de la désillusion, en quelque sorte, désillusion sur ses rêves, ses espoirs, ses proches mais aussi le fonctionnement de la société. Ce livre est complémentaires avec le premier et à mon avis, mérite d'être lu pour éclairer certains aspects du premier, apporter certaines réponses et compléter le tout.
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MessagePosté le: 20/09/2017 04:43:03    Sujet du message: Ne tirez pas sur l'oiseau moqueur

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