A vos plumes ! Index du ForumA vos plumes !
Forum littéraire, qu'on se le dise !

 FAQFAQ   RechercherRechercher   MembresMembres   GroupesGroupes   S’enregistrerS’enregistrer 
 ProfilProfil   Se connecter pour vérifier ses messages privés   ConnexionConnexion 

Frontières

 
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet    A vos plumes ! Index du Forum -> Plumes d'écrits -> Petits textes sans conséquences
Sujet précédent :: Sujet suivant  
Auteur Message
Servanne
Plume de Benu


Inscrit le: 11 Juil 2016
Messages: 150

MessagePosté le: 19/08/2016 06:59:18    Sujet du message: Frontières Répondre en citant

Autre texte fini cette semaine, toujours axé sur nos misères prosaïques et coutumières. En septembre, je pense vous proposer des écrits plus denses. Mais ne sommes-nous pas toujours en période estivale ? Wink


J’ai le mal de mer ce matin.
Je passe dans la cuisine pour me préparer un café bien serré. Je l’écoute s’écouler tout en regardant les pépins de citron qui trempent dans le bol sur le bord de l’évier. Je ne sais pas vraiment pourquoi je m’acharne depuis des années à essayer de faire pousser un petit citronnier. Immanquablement, le pépin germe, fait une tige puis un joli toupet de feuilles bien vertes et luisantes, avant que celles-ci ne brunissent et ne me laissent qu’une brindille orpheline et étique, triste comme la mort. Têtue, je ne désarme pas et replante régulièrement un nouveau pépin.
Une fois le pessimisme inhérent à ces réveils bourrus dissipé, j’ouvre les persiennes. Journée caniculaire sur la capitale.

On étouffe littéralement dans notre appartement au 5eme étage. Je n’aime pas la chaleur. Il faut que je sorte, trouver un parc tranquille et aller rêver un peu à l’ombre des arbres. Laisser partir les senteurs de sels et de rhum qui imprègnent encore mes sensations. Je me suis trop investie dans mon texte sur l’esclavagisme, ça m’a grillé une partie des neurones qui surnagent encore.
Accoutrement de saison : bottines, débardeur, short en jean, chapeau de paille. Je fourre mon livre et mon téléphone dans mon sac oversize et me voilà partie confronter ma peau d’anémiée au soleil. Aujourd’hui je n’ai pas envie de me frotter aux foules denses des Tuileries ou du Luxembourg. J’opte pour le square des Batignolles, il n’est pas très grand, mais rarement surpeuplé. Un tour de métro et hop m’y voilà. Premier désenchantement : Il y a du monde. Beaucoup de monde. Il fallait s’en douter par ce temps. Je dégotte quand même un bout de pelouse inoccupée sous un saule. Je lis quelques pages mais j’ai vite les paupières en capote de cabriolet. Trop de moiteur dans l'atmosphère. Un piétinement près de moi. Une toux de fumeur. Déplaisir. J’ouvre un œil courroucé. Un homme avec une fine moustache et des lunettes de soleil est en train d’installer sa serviette de plage. Il est aussi discret qu'un cochon dans un carré de choux.
— Bonjour.
Vous noterez l’originalité de l’approche. Je hoche la tête en guise de réponse. Le type sort son paquet de cigarettes et en allume une sans même m’en proposer. Je ne fume pas mais ce n'est pas une raison.
— Vous venez souvent ici ?
— Parfois.
— Vous vous appelez comment ?
— Simone. (Adélaïde de Condorcet a failli sortir de ma bouche)
— Moi, c’est Franck.
— Ok.
— Vous n’êtes pas très bavarde.
— Non.
— Qu’est-ce que vous lisez ?
Je soupire et montre la couverture. Il déchiffre.
— Les Souffrances du Jeune Werther, connais pas, ça n’a pas l’air gai.
— Ça ne l’est pas.
— Moi je suis plutôt romans policiers, genre Fred Vargas, vous connaissez ?
Je ne réponds pas. J’ai beau me cloîtrer dans l’aphasie, à la limite du désagréable, il continue à jacasser.
— Vous avez de bien jolies jambes, chère mademoiselle.
Chère mademoiselle hausse les épaules et fourrage dans sa tignasse avec son crayon en attendant la suite. Il se met à siffloter.
— Il faut faire attention au soleil quand on a la peau blanche comme vous.
— C’est bien pour ça que je suis à l’ombre. (J’ai envie de rajouter connard derrière, mon éducation me l’interdit).
— Moi je dis ça, je dis rien… Les UV c’est bon pour la peau mais à petites doses, si vous voulez être toute fripée à quarante ans, c’est vous ça regarde, hein ?
Cette fois-ci, j’ai compris que je n’aurais pas la paix escomptée. Je remballe mes affaires.
— Bonne journée.
— Allons prendre un verre, je vous invite.
— Sans façon !
Le raseur m’emboîte le pas. Je me retourne, agacée.
— Bon, maintenant ça suffit, vous allez me laisser tranquille ?
Il ose me toiser avec une candeur qui défie toute logique.
— De quoi ?
— Pourquoi tout ce cirque et ces périphrase, alors qu’un « j’ai envie de vous sauter » est tellement plus honnête ?
Il me regarde comme s’il avait affaire à une enfant colérique. Voire une folle.
— N’importe quoi toi ! Tu te prends pour Marylin Monroe ?
Cette réplique me laisse pantois. Il y a des gens qui un ont un véritable don pour vous clouer le bec. Je me maudis de n’avoir aucune répartie ni le fouet de Baptista, tandis que le type quitte le parc en ricanant. L’espace d’un instant, j’ai envie de courir après ce pédant pour l’agonir, puis je me ravise. Je quitte les lieux à mon tour, désabusée. J’ai soif. Un soda à l’orange bien glacé, voilà ce qu’il me faut sur le moment. Ça devient presque une obsession. Je trouve un distributeur sur la rue Legendre. J’insère ma carte, tape mon code, sollicite quarante euros. Les billets sortent. Je veux récupérer ma carte, elle ne dépasse que de quelques millimètres de la fente. Je n’arrive pas à la sortir et je me maudis une seconde fois pour me ronger les ongles. Plop, ma carte bancaire est avalée par le distributeur. Furieuse, j’entre dans l’agence. Il y a la queue. Au sol est peint un trait jaune LIGNE DE CONFIDENTIALITÉ. Que se passerait-il si j’osais la franchir ? Du gaz asphyxiant sortirait du plafond ? Une lame surgit du sol me trancherait comme un salami ? Allez savoir dans cette société de frontières. J’attends un bon quart d’heure dans le no man’s land. Une grand-mère précolombienne tourne doucement les talons avec un accablement à faire peur, son mandat n’est toujours pas arrivé. C’est enfin mon tour. Derrière son mur en verre, une fille qui ressemble à une libellule me toise.
— C'est pourquoi ?
— Je voudrais une crêpe au miel et un lait d’amande.
Aucune expression humaine ne traverse le visage de mon vis-à-vis. Au-delà de sa frontière de plexiglas, il semblerait qu’il y ait un filtre à humour. Blasée, j'expose mon infortune. Avec condescendance, le robot-libellule m’explique qu’elle ne peut rien faire pour moi. Je la regarde, implorante. Elle me dit qu’ils n’ont pas les clefs, que seuls les convoyeurs de fond peuvent accéder au distributeur, mesure de sécurité. Ils viendront mardi dans la matinée.
— Mardi matin, l’empereur, sa femme et le petit prince… dis-je.
Elle me fait signe de la tête que la voie est close. Inutile de chantonner et d’insister, la sentence est définitive et implacable. Je sors de la banque. J’ai envie de pleurer. Mon téléphone bourdonne. Ma mère. Je lui raconte mes malheurs. Elle compatit. Après quoi elle m’informe que le week-end que nous avions planifié toutes les deux à Honfleur est tombé à l’eau. Que c’est partie remise, qu’elle ne pourra quitter Paris avant un bon mois, une exposition très importante à préparer. Je n’écoute plus, je raccroche. Je m’assois à même le trottoir, les pieds dans le caniveau, la tête entre les jambes. Mes larmes étoilent le bitume brûlant. Un couple passe et dépose deux euros dans mon chapeau de paille. Si un trou vers l’Enfer s’ouvrait dans la chaussée, là entre mes jambes, j’y sauterais avec reconnaissance. Je sors un mouchoir pour essuyer mes yeux. Mon maquillage a pris la poudre d’escampette. J’ai l’air d’un raton laveur.
— Hey, mate la pute de bourge qui chiale sa race !
— Ouais, son keum a dû la larguer, c’te bouffonne !
Je tourne un peu la tête. Deux morveuses adossées à la devanture d’un fast-food. Pas plus de quinze ans à coup sûr. Maquillées comme des rames de RER. Qu’ai-je fait pour mériter cette vindicte banlieusarde ? J’ai huit ans de boxe française derrière moi. Et même avec mes boots en daim, je pourrais kicker la gueule de ces deux mini morues pour leur apprendre la politesse. A quoi bon ? Avec la chance qui me caractérise, je finirais au commissariat ou avec un couteau planté dans les côtelettes. Autre frontière que je ne peux traverser.
Je rentre chez moi, tête baissée, l'amour propre enfoui sous mon chapeau. C’est peu avant la rue du Havre, sur le boulevard Haussmann, que le gamin en skateboard sort de ses limites territoriales et me percute. Je vole sur le trottoir, j’atterris à plat ventre. Une dame m’aide à me relever. J’ai mal à la hanche, mes deux avant-bras sont râpés jusqu’au sang. Elle me dit qu’il faut que je marche. Que c’est important. Je fais quelques pas, boitant bas. Je crois que je n'ai rien de cassé. Le gamin à roulettes s’excuse, il est sincèrement désolé. Je lui réponds que c’est de ma faute, que j’étais perdue dans mes pensées et que j’ai impudemment quitté ma ligne de démarcation. Il contemple mon short d'un air embarrassé. Je constate que ma vessie m'a lâché.
J'ai perdu toute dignité.
La bonne dame m’aide à rentrer chez moi. Je mets une éternité pour gravir les cinq étages. Sous la douche, je constate que j’ai un bleu qui part du milieu de la cuisse jusqu’à la ceinture. On dirait une aubergine. Je désinfecte mes plaies aux bras, j’avale deux aspirines et tombe les bras en croix dans ce lit duquel je n’aurais jamais dû sortir aujourd’hui. Dans la vie, pas de Ctrl+Z, c’est ballot.

Je suis née en Australie, ma mère est Galloise, mon père Breton, je connais la Thaïlande, la Finlande, les îles Samoa, le Canada et le Chili, mais vos frontières, Franck, la libellule, les micro-pouffes, maman, elles sont trop lointaines pour moi.
Revenir en haut
Publicité






MessagePosté le: 19/08/2016 06:59:18    Sujet du message: Publicité

PublicitéSupprimer les publicités ?
Revenir en haut
Donaco
Plume de Griffon


Inscrit le: 22 Oct 2015
Messages: 1 588

MessagePosté le: 19/08/2016 08:32:00    Sujet du message: Frontières Répondre en citant

Quelle prose ! C'est vif et réaliste, féminin et énervé. Le mélange des registres est fameux (les deux mini-morues;))
Revenir en haut
Servanne
Plume de Benu


Inscrit le: 11 Juil 2016
Messages: 150

MessagePosté le: 19/08/2016 10:33:58    Sujet du message: Frontières Répondre en citant

Mr. Green Merci Donaco j'ai mes chevilles qui enflent
Revenir en haut
choucroute vélocipédiqu
Plume de Garuda


Inscrit le: 02 Déc 2014
Messages: 299

MessagePosté le: 19/08/2016 10:53:24    Sujet du message: Frontières Répondre en citant

Très bon texte. On est plongé dans ton récit simple et bondissant (admirez l'effort pour ne pas dire exactement la même chose que le commentateur précédent).

Remarque 1 : je n'ai pas compris l'image du "robot-libellule".
Remarque 2 :

Servanne a écrit:
[i]

— Pourquoi tout ce cirque et ces périphrase, alors qu’un « j’ai envie de vous sauter » est tellement plus honnête ?


Je me permets de réagir en te proposant un dialogue extrait du film « A beautiful mind » :

- I can’t talk to you about my work, Alicia. I don’t mean work. I find that polishing my interactions… in order to make them sociable requires a tremendous effort. I have a tendancy to expedite information flow… by being direct. I often don’t get a pleasant result.
- Try me.
- All right. I find you attractive. Your aggressive moves towards me… indicate that you feel the same way. But still, ritual requires that we… continue with a number of platonic activities… before we have sex. I am proceeding with those activities, but in point of actual fact, all I ready want to do is have intercourse with you as soon as possible. Are you gonna slap me now ?

(Sur ce, elle le regarde longuement avant de l’embrasser puis lui dit : )

- How was that result ?


Remarque 3 : quelques petites fautes :

« c’est vous que ça regarde, hein. »

« ces périphrases »

« Une lame surgie du sol me trancherait comme un salami ?
Revenir en haut
Servanne
Plume de Benu


Inscrit le: 11 Juil 2016
Messages: 150

MessagePosté le: 19/08/2016 10:59:27    Sujet du message: Frontières Répondre en citant

Merci Chouc, pour ton habituelle pertinence Razz
L'image du robot-libellule n'est pas claire, je me dois d'expliquer que la fille avait une coiffure comme la princesse Leia et portait de grosses lunettes (on aurait vraiment dit une libellule). l'aspect robotique vient de la façon qu'elle avait de répondre administrativement, sans émotion ni fantaisie...

A +

S.
Revenir en haut
choucroute vélocipédiqu
Plume de Garuda


Inscrit le: 02 Déc 2014
Messages: 299

MessagePosté le: 19/08/2016 11:02:18    Sujet du message: Frontières Répondre en citant

Pourquoi ne pas tenter d'incorporer cette explication - sous une forme ou une autre - dans le texte ?

"une fille qui ressemble à une libellule" ne me semble pas suffisant ici. C'est plutôt enchanteur comme image. Alors que la description que tu nous en fais hors texte ne l'est pas du tout.

Remarque : l'une poste plus d'un texte par semaine et l'autre se permet des critiques dans une rubrique qui officiellement ne s'y prête pas. J'entends les cloches sonner au loin. Et je n'ai même pas osé compter les caractères dans ton texte...
Revenir en haut
jeeves
Plume de Phoenix


Inscrit le: 30 Aoû 2012
Messages: 1 378

MessagePosté le: 19/08/2016 11:27:45    Sujet du message: Frontières Répondre en citant

Quel régal, cette historiette !
Revenir en haut
Servanne
Plume de Benu


Inscrit le: 11 Juil 2016
Messages: 150

MessagePosté le: 19/08/2016 11:34:52    Sujet du message: Frontières Répondre en citant

choucroute vélocipédiqu a écrit:
Pourquoi ne pas tenter d'incorporer cette explication - sous une forme ou une autre - dans le texte ?

"une fille qui ressemble à une libellule" ne me semble pas suffisant ici. C'est plutôt enchanteur comme image. Alors que la description que tu nous en fais hors texte ne l'est pas du tout.

Remarque : l'une poste plus d'un texte par semaine et l'autre se permet des critiques dans une rubrique qui officiellement ne s'y prête pas. J'entends les cloches sonner au loin. Et je n'ai même pas osé compter les caractères dans ton texte...


Cela me semblait suffisant... sauf si évidemment on a jamais vu une libellule ^^ ce n'est pas spécialement un animal féerique, une m'a mordu au bras une fois. ..
Revenir en haut
choucroute vélocipédiqu
Plume de Garuda


Inscrit le: 02 Déc 2014
Messages: 299

MessagePosté le: 19/08/2016 12:36:35    Sujet du message: Frontières Répondre en citant

Histoire de te réconcilier avec les oiseaux à 6 pattes, voici une petite niaiserie bucolique trouvée sur le net. Elle serait l'oeuvre d'un poète du XIXème nommé François Fabié.

Ma libellule

En te voyant toute mignonne,
Blanche dans ta robe d'azur,
Je pensais à quelque madone
Drapée en un pan de ciel pur ;

Je songeais à ces belles saintes
Que l'on voyait, du temps jadis,
Sourire sur les vitres peintes,
Montrant du doigt le paradis ;

Et j'aurais voulu, loin du monde
Qui passait frivole entre nous,
Dans quelque retraite profonde,
T'adorer seul à deux genoux...

***

Soudain, un caprice bizarre
Change la scène et le décor,
Et mon esprit au loin s'égare
Sur de grands prés d'azur et d'or,

Où, près de ruisseaux minuscules,
Gazouillants comme des oiseaux,
Se poursuivent les libellules,
Ces fleurs vivantes des roseaux.

- Enfant, n'es-tu pas l'une d'elles
Qui me suit pour me consoler ?
Vainement tu caches tes ailes :
Tu marches, mais tu sais voler.

Petite fée au bleu corsage,
Que je connus dès mon berceau,
En revoyant ton doux visage,
Je pense aux joncs de mon ruisseau !

Veux-tu qu'en amoureux fidèles
Nous retournions dans ces prés verts ?
Libellule, reprends tes ailes,
Moi, je brûlerai tous mes vers ;

Et nous irons, sous la lumière
D'un ciel plus frais et plus léger,
Chacun dans sa forme première,
Moi courir, et toi voltiger.
Revenir en haut
Dolo21
Plume de Benu


Inscrit le: 06 Mai 2016
Messages: 204

MessagePosté le: 20/08/2016 16:37:00    Sujet du message: Frontières Répondre en citant

Okay Comme toujours, la lecture de tes textes m’enchante Servanne.
Revenir en haut
En'Kaï
Plume de Benu


Inscrit le: 02 Juil 2016
Messages: 167

MessagePosté le: 21/08/2016 08:28:39    Sujet du message: Frontières Répondre en citant

Ce que j'appelle tranche de vie, d'un jour pas fait pour soi, délicatement et alertement racontée. J'aime beaucoup ce genre-là. Toujours sympatique, surtout quand des presque détails du quotidien font ressortir certains thèmes.
J'ai eu cependant l'impression d'un peu d'exagération (mais cela dépend aussi de l'intention sous-jaccente).

J'aurai bien une ou deux autres remarques, mais je ne vais pas faire comme choucroute. L'endroit n'est pas approprié. Very Happy

@choucroute: comment font les ceusses qui n'ont qu'une très vague connaissance de l'anglais? Wink (j'ai je pense, à peu près compris l'idée générale cependant, mais que de vocabulaire il me manque!)
Revenir en haut
Servanne
Plume de Benu


Inscrit le: 11 Juil 2016
Messages: 150

MessagePosté le: 21/08/2016 12:05:39    Sujet du message: Frontières Répondre en citant

Merci pour cette sympathique appréciation Smile Pour les questions ou éclaircissement ----》MP
Revenir en haut
En'Kaï
Plume de Benu


Inscrit le: 02 Juil 2016
Messages: 167

MessagePosté le: 22/08/2016 19:57:56    Sujet du message: Frontières Répondre en citant

Pas de problèmes, mais ça ne viendra que d'ici deux-trois jours je pense. Fatiguée, et un peu occupée en ce moment.
Revenir en haut
Emerois
Plume de Quetzal


Inscrit le: 29 Aoû 2016
Messages: 24

MessagePosté le: 30/08/2016 10:07:21    Sujet du message: Frontières Répondre en citant

c'est super bien écrit et très intéressant ! Un talent, c'est certain !
Revenir en haut
Visiter le site web du posteur Skype
Contenu Sponsorisé






MessagePosté le: 09/12/2016 16:27:44    Sujet du message: Frontières

Revenir en haut
Montrer les messages depuis:   
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet    A vos plumes ! Index du Forum -> Plumes d'écrits -> Petits textes sans conséquences Toutes les heures sont au format GMT + 1 Heure
Page 1 sur 1

 
Sauter vers:  

Portail | Index | créer un forum | Forum gratuit d’entraide | Annuaire des forums gratuits | Signaler une violation | Conditions générales d'utilisation
Powered by phpBB © 2001, 2005 phpBB Group
Traduction par : phpBB-fr.com